2016

MERCREDI  30 NOVEMBRE  - 17h 30  PAR CATHERINE DE BUZON
 Le réalisme « idéal » de Winslow HOMER   ( 1836-1910)
 Né aux Etats-Unis, formé aux Etats-Unis, Homer ne fera que quelques incursions à l’étranger et la majeure partie de son œuvre sera consacrée à son pays. Pour beaucoup de ses compatriotes historiens d’art il représente la quintessence de ce  « qui est américain dans l’art américain ».
De la Peinture Historique  qui témoigne avec pudeur du drame de la guerre de Sécession, aux portraits de l’Enfance, sorte de « réalisme idéal », en passant par d’admirables aquarelles, Homer mène à la fois une réflexion picturale généreuse, puisant à la vigueur de la touche impressionniste comme aux cadrages japonisants et développe un regard croisé sur la Nature /violente et sublime/ et sur l’Homme et son infinie solitude

 

MERCREDI  9 NOVEMBRE – 17h30 par M. ARRIGO SCHWARTZ


« LES PEINTRES NICOIS DES CHASSEURS ALPINS DURANT LA GUERRE DE
14 18 : MOSSA, Pierre COMBA , GA MOSSA Fils  ET QUELQUES AUTRES …..Les peintres niçois proches des «  diables bleus » raconte le vif des combats comme en témoigne l’exposition faite à Nice en 1918. Des œuvres de guerre qui reprennent le sentiment patriotique et parfois germanophobe qui sévit dans le pays de Nice

 

MERCREDI 19 OCTOBRE – 17h 30  PAR  CATHERINE DE BUZON
L’AMÉRIQUE ou la « République de la Vertu » (18°s et 19°s)
« La démocratie grecque et la République romaine sont les deux fontaines jumelles d’où s’écoule la théorie politique américaine ». Programme ambitieux qui sera, sur ce territoire neuf, rejoint par le protestantisme et ses valeurs. La prospérité, la frugalité, l’honnêteté, la diligence formeront le cortège qui s’ordonnera aussi bien en architecture, que sur les objets d’art et bien entendu s’exposeront sur les tableaux. Le Portrait d’abord, puis la Peinture d’Histoire, les Peintures de Genre et enfin le grand Paysage américain seront dotés, par ces peintres qui parfois feront le voyage en Europe, de ces valeurs essentielles aussi bien culturelles que spirituelles. C’est à l’émergence d’une « conscience américaine «  que renvoie l’étude de ces témoignages


MERCREDI 13 Avril 2016 17H30

Salle des Associations

Cours Masséna ANTIBES

CONFERENCE par Catherine DE BUZON

 

Chair – Choses et Machines , les hypnoses de Rebecca Horn


Il y a d'abord le corps qui souffre, contraint, et l'artiste qui décide d'amplifier : la sensation, la respiration, l'espace, et le corps alors se métamorphose, devient machine et la machine alors devient vivante, entoure le corps, le rend invisible, différent, tel un cocon avec un noyau vivant.
La machine prend la place du corps, elle peint, respire, s'exprime, développe l'allégorie, rend visible le passé, mais aussi blesse et peut tuer. Des machines/objets qui ont une vie propre, sortes d'acteurs mélancoliques d'un Théâtre que Rebecca met en scène et où les comédiens seront parfois les spectateurs.
L'oeuvre de Rebbeca Horn, se lit aussi dans le miroir alchimique : soufre, mercure, charbon, plumes, pierres, cendres ... les matériaux vont solliciter les énergies contenues concentrées, de l'objet, du regard, de l'instant, du lieu même où l'oeuvre palpite ...

 

MERCREDI 9 Mars 2016 17H30

Salle des Associations

Cours Masséna ANTIBES

CONFERENCE par Catherine DE BUZON

 

Il y a 100 ans : Femmes !


Une grande introduction au XX ème siècle  à partir du corps des Femmes entre 1900 et 1920.
 Au fil de quelques « Chapitres » - une traversée de ces Années là – depuis la Peinture splendide – romantique – exquise – « parfaite » de l’Angleterre jusqu’aux audaces de Picasso – Matisse – Bonnard ou Modigliani … Des recherches du côté de Dresde avec le mouvement « Die Brücke »  – des tentatives : Mondrian ou Miro aux émerveillements de Renoir …
 Femmes d’intérieur – prétexte pour évoquer le dedans et le dehors – Femmes aux corps exhibés pour la sensualité pure ou la prostitution (Cf Exposition au Musée d’Orsay cet Automne : Splendeurs et misères. Images de la prostitution en France).

Les corps des Femmes dans le temps du Travail, mais aussi La Musique et La Danse comme Les Baigneuses seront les grands sujets qui ont « incarnés » la Modernité.

 

Mardi 9 Février à 17h30

Salle des Associations Cours Masséna Antibes

 

CONFERENCE par Dominique Prévost « Atelier du Safranier »

«  EXPRESSION DE L’IMPRESSION »
La Gravure, son historique, ses techniques classiques et contemporaines

 
Dominique Prévost est Antibois, diplômé de la Villa Arson à Nice.
Il a fondé l’Atelier du Safranier en 1981 à Antibes  dans le quartier du Safranier.
Cet atelier de travail et de pédagogie ouvre ses portes aux élèves, mais aussi aux artistes confirmés  Peynet,  Franta,  Eppelé, Lisa de Kooning….
L’atelier ouvre aussi ses portes en partenariat avec d’autres Ecoles à l’étranger, comme Skidmore Collège de New York ….
Un atelier de gravure complète celui d’un atelier de nu, de modelage, de dessin et de peinture.
Une rencontre merveilleuse avec Furto qui vécut à Antibes. Peintre – graveur et ami de Roger et Madeleine Lacourière du célèbre atelier de gravure parisien « Lacourière »  où il travailla en son temps avec Rouault, Matisse… et Picasso avec qui il réalisa la fameuse suite Vollard.
Furto a transmis à Dominique Prévost  ses connaissances et a équipé l’Atelier. Ses presses historiques sont aujourd’hui présentes au boulevard d’Aguillon où Dominique Prévost a transféré son atelier. Elles s’activent dans ce lieu depuis juste 20 ans : « 1996 -2016 »
Ouvert au grand public, de nombreux évènements s’y succèdent : en partenariat avec la Ville et l’Académie, près de 1000 enfants des écoles y travaillent le « Monotype »
Tours Opérators et Offices du Tourisme font participer les visiteurs internationaux, découvrent et pratiquent ce moyen d’expression enseigné dans toutes les grandes écoles d’art dans le monde.

Ne manquez pas ce rendez vous  exceptionnel

 

MERCREDI 13 Janvier 2016 17H30

Salle des Associations

Cours Masséna ANTIBES

CONFERENCE par Catherine DE BUZON

 

Contes ... de Femmes ou Fées et Magiciennes au "Pays des Brumes"


 Dans cette Angleterre du 19°s. où la photographie, l’industrialisation, les révélations de Darwin troublent les consciences, voilà que le monde médiéval apparaît, dans une rêverie désordonnée sur le passé, une référence idéale. L’on construit, décore et peint comme au Moyen-Age.
La culture anglaise du 19ème est pleine d’allusion au surnaturel et à l’occulte, et, au-delà des influences étrangères ce seront les oeuvres de Shakespeare (Le songe d’une nuit d’été et La tempête) qui alimenteront la source des Peintures de Fées.
Une page extraordinaire de l'Histoire de l'Art : des Femmes magnifiques aux ailes diaphanes que l'on s'autorise - car ce sont des "Fées" - à montrer -  dans ce moment puritain du Règne de Victoria - dans le bel éclat de leur sensualité.
Nourries par cette littérature, ces mouvements intellectuels, le spiritisme, mais aussi par les nouveautés en matière des mises en scène de théâtre, les Peintures de Fées vont aussi manifester le malaise de cette société victorienne si austère.
Après 1860, ce sera le thème de la Beauté pour la Beauté de la Femme  : splendeur de ces portraits de femmes, magiciennes, ensorceleuses, simples épouses ou fantasmes nés des nuits des artistes.